Atelier N°1 du 2/04/2016

mardi 12 avril 2016
par  ruisseau

Étaient présents : Ninou, Sonia, Sandrine, Romain, Denis et Pascale.

Cet atelier constitue le premier moment, l’entrée en écriture qui incite à jouer avec les mots, et à faire du partage l’horizon de l’atelier. C’est aussi le moment de dépasser la peur de la page blanche.
Pour se faire, on avance l’idée que l’écriture n’est pas un acte solitaire et que l’atelier est un lieu d’échanges : écrire en atelier, c’est mettre en circulation des mots, des paroles, et de l’expérience.
L’atelier n°1 ne visait donc pas à faire écrire longuement, mais plutôt à installer un questionnement, à tenter une expérience.
L’écriture a aussi un coût symbolique : écrire, c’est donner, savoir donner, recevoir et savoir recevoir. L’écriture n’est pas une fin en soi. Ecrire signifie explorer un rapport à la langue, mais aussi à l’autre, aux autres.

Amorcer une réflexion sur l’écriture et donc sur les mots. Le mot est un matériau linguistique, le véhicule prétendument docile d’un pensée pré-établie, d’un sens (une signification), de sorte que pour beaucoup l’écriture peut sembler difficile parce que l’on a la sensation de n’avoir rien à dire, et pas d’idées. L’enjeu était de retrouver la densité des mots, la dimension sonore des mots, les capacités d’association incongrues...

On débute alors par un échauffement collectif.

Chacun a inscrit un mot sur une feuille, un mot qui lui tenait à cœur et qu’il désirait mettre en circulation (les mots qui ont été choisis : conscience, originalité, voyage, joie, clochette, paix).
Puis on a échangé ces mots : chacun recevait le mot d’un autre et devait réagir à celui-ci en inventant une citation réelle ou fictive, une liste de contraires, une liste d’associations, un souvenir, un engagement. Face à l’immensité, à l’infinité de tout ce qui pouvait être dit à partir d’un mot, que retenir, où commencer ? Il fallait accepter de réduire l’infini à du fini. Travail de négociation avec soi et avec l’autre :
qu’est-ce que l’autre voulait me dire en écrivant ce mot ?
Lecture des écrits de chacun et échanges. Chacun a pris connaissance de ce que l’autre ressentait par rapport au mot donné.
Puis un second moment : il fallait ensuite écrire et restituer son ressenti à partir du mot que chacun avait lui-même inscrit. Le but était de mettre en valeur
l’enrichissement, les écarts et les convergences qu’il percevait entre son intention initiale en écrivant ce mot, et la réception, le traitement singulier de l’autre.

Conclusion :
Dans son Essai sur le don, Marcel Mauss, anthropologue, insistait sur les trois obligations : donner, recevoir, rendre. Ici chaque participant a connu l’un après l’autre les trois moments : il a donné un mot, il a reçu en retour un autre mot, et il a restitué son ressenti sur cet échange.


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